Les facteurs de risque professionnels à l'origine de troubles musculo-squelettiques sont nombreux. Il faut souligner le fait que ces différents facteurs peuvent se combiner et s'additionner (d’après R. Op De Beeck et al.) :

Activités professionnelles présentant un risque élevé
Les activités professionnelles suivantes sont propices à l’apparition de troubles musculo-squelettiques :
- travail prolongé dans une position inadaptée ;
- effort intense dans une position inadaptée ;
- travail répétitif dans une position inadaptée ;
- travail dans une position inadaptée combinée avec une exposition aux vibrations ;
- travail répétitif dans une position inadaptée combinée avec une exposition au froid.
Les études démontrent que certains facteurs psychosociaux tels que la monotonie des tâches ou l’absence de possibilités de contrôle augmentent le risque de troubles musculo-squelettiques (voir notamment l’étude P. Bongers - TNO, Pays-Bas).
Par ailleurs, la pression mécanique sur les membres du corps (p. ex. coups donnés par la main utilisée comme marteau, contact avec des arêtes tranchantes…) peut également entraîner des lésions.
Position de travail idéale
Les articulations offrent la meilleure capacité de résistance lorsqu’elles se trouvent en position naturelle. C’est également dans cette position que les muscles et les tendons sont les mieux placés pour fournir un effort. Pour maintenir les articulations du corps dans une position naturelle :
- tête légèrement penchée vers l’avant, sans torsion ;
- les bras le plus près possible du corps ;
- si le bras est plié, ne pas tourner l’avant-bras, le poignet et la main et prévoir un soutien (accoudoir, table, etc.) ;
- poignets placés dans le prolongement de l’avant-bras, sans torsion ;
- maintien de la courbure naturelle du dos (ni penché, ni tordu) ;
- en position assise, l’angle formé par le tronc et la cuisse doit être de 90° ou plus ;
- en position assise, l’angle formé par la cuisse et le bas de la jambe doit être de 90° ou plus ;
- le creux du genou doit rester libre ;
- les pieds doivent pouvoir reposer sur le sol ou sur un soutien suffisamment large.
Dès l’instant où une articulation quitte sa position naturelle, la résistance physique diminue.
(Sources : R. Op De Beeck, F. Willems, J.P. Demaret, F. Gavray, Ergonomie, Cursustekst bij de opleiding Adviseur Ergonomie van Prevent, Prevent, 2009
Op De Beeck, V. Hermans, Research on work-related low back disorders, European Agency for Safety and Health at Work, Luxembourg, 2000)