02.02.2026
Le 4 décembre 2025, le SPF Emploi a organisé une matinée d'étude sur les risques présentés par les agents biologiques au travail. Les agents biologiques, tels que les virus, les bactéries et les champignons, sont omniprésents sur les lieux de travail et peuvent représenter un risque pour la santé humaine. Dans de nombreux métiers, les travailleurs sont en contact quotidien avec ces agents qui peuvent causer infections, allergies, intoxications ou d'autres maladies encore.

La crise du COVID 19 a entraîné une prise de conscience soudaine mais peut-être passagère de la nécessité de protéger les personnes au travail contre l'exposition aux agents biologiques. Néanmoins, tout employeur est toujours tenu d'identifier les risques, de les évaluer et de prendre les mesures de prévention appropriées.

Pour mieux comprendre les risques pour les travailleurs et agir préventivement, le programme de la matinée d’étude a donné l'occasion d'approfondir, avec des experts, les risques biologiques dans des situations de travail spécifiques : grippe aviaire dans les centres d'accueil des oiseaux, accidents de piqûre dans le secteur des soins et le moustique tigre dans les brasseries. Les collègues de la Direction générale Humanisation du travail du SPF Emploi ont terminé la matinée en expliquant comment nous pouvons être vigilants par rapport à des virus futurs inconnus qui peuvent impacter chaque lieu de travail.

Les présentations peuvent être téléchargées sur le site web Evénements du SPF Emploi :
De la grippe aviaire aux moustiques tigres : comment protéger la santé au travail ? - Matinée d’étude sur les agents biologiques

Le présent article vous donne un aperçu des orateurs et des sujets abordés lors de cette matinée.

Gunter Kathagen (SPF Emploi) : introduction

Gunter Kathagen, expert scientifique du SPF Emploi, a rappelé en début de matinée l'importance de s'attaquer aux risques biologiques sur les lieux de travail. Il a abordé non seulement les différents sujets de la matinée mais a aussi insisté sur l'importance d'avoir une analyse des risques solide dans tous les lieux de travail. Les agents biologiques, tels que les virus, les bactéries et les champignons, sont en effet omniprésents sur les lieux de travail. Souvent invisibles, mais avec un impact énorme sur la santé des travailleurs. Dans le domaine du bien-être au travail, ces risques ont été à tort sous-estimés pendant des années. Inconnus et de ce fait mal appréciés par les employeurs, les conseillers en prévention et même les médecins du travail.

Durant son exposé, Gunter a rappelé à quel point il est important d’intégrer ces risques dans l'analyse des risques, pour pouvoir prendre ainsi les mesures de prévention appropriées et garantir une protection durable des travailleurs. La prévention n'est pas simplement une obligation légale, elle a aussi une utilité économique et sociétale. L'exposition peut causer divers problèmes de santé, allant de petites infections à des effets graves voire mortels. Les maladies infectieuses sont également une cause importante d'absence pour maladie. Gunter a souligné que prendre des mesures étayées scientifiquement sur le lieu de travail permet de réduire considérablement le risque de contamination.

La prévention sur le lieu de travail ne protège pas seulement les travailleurs, elle limite aussi la diffusion plus large dans la communauté. L'appel lancé par Gunter est clair : ancrez les agents biologiques comme élément clé dans votre politique de bien-être et travaillez ensemble au partage de connaissances et à une protection durable des travailleurs. Pour réaliser cet objectif, le thème du BeSWIC sur Les agents biologiques a été actualisé en profondeur et le SPF Emploi a développé une brochure pratique.

Muriel Vervaeke (Agentschap Natuur en Bos) :  « Vogelgriep in vogelopvangcentra » (Grippe aviaire dans les centres d'accueil des oiseaux)

La grippe aviaire est un des agents biologiques qui fait de plus en plus parler de lui en raison de la vitesse exponentielle à laquelle cette grippe touche (principalement) la population aviaire. Mais les êtres humains courent eux aussi des risques quand ils entrent en contact avec des animaux porteurs du virus. Les centres d'accueil des oiseaux sont un des endroits où l'on peut être confronté à ce risque.

Muriel Vervaeke, spécialiste de la matière auprès de l’'Agentschap Natuur en Bos', a expliqué lors de cette matinée d'étude le fonctionnement des centres d'accueil des oiseaux en Flandre et comment on y lutte contre les agents biologiques au travail.

Muriel Vervaeke a d'abord raconté comment les centres d'accueil des oiseaux ont vu le jour dans les années 70 et comment ils ont évolué jusqu'à nos jours : d'une structure mise en place par des bénévoles pour revalider des oiseaux jusqu'à un lieu d'éducation et de mise au travail sociale. Dans le fonctionnement des centres d'accueil des oiseaux, la préservation de la nature, la santé publique et la santé animale jouent un rôle de plus en plus important avec une tâche essentielle de surveillance des maladies dans la faune sauvage.

Les centres d'accueil des oiseaux, qui travaillent encore principalement avec des bénévoles fonctionnent dans un cadre légal peu clair, raison pour laquelle les structures de gestion des risques et les analyses des risques nécessaires font souvent défaut. Il est nécessaire de professionnaliser les choses, non seulement en ce qui concerne les risques en matière de bien-être animal mais aussi en ce qui concerne le risque potentiel en matière de santé publique. Dans sa présentation, Muriel Vervaeke a fait un certain nombre de suggestions pour un meilleur soutien, le développement des centres d'accueil des oiseaux et la préparation à un éventuel basculement zoonotique.

A la fin de sa présentation, Gunter Kathagen a présenté une Directive agents biologiques et bien-être au travail dans les centres accueillant des animaux sauvages.

Gracia Muzigasi (médecin inspectrice sociale SPF Emploi), Carol Destray (Conseillère en prévention, Cliniques de l'Europe) et Thérèse Verschoore (Infirmière, Cliniques de l'Europe) : Accidents de piqûre et agents biologiques dans les laboratoires

Carol Destray et Thérèse Verschoore ont exposé pendant leur présentation la réalité des accidents de piqûre dans les hôpitaux. Au départ de leur pratique quotidienne aux Cliniques de l'Europe, elles ont montré que non seulement les soignants mais aussi les services d'appui tels que le service de nettoyage, la laverie ou le service d'enlèvement des déchets étaient fréquemment confrontés à des contacts accidentels avec du sang. Les accidents de piqûre constituent un des risques biologiques les plus courants dans le secteur des soins avec un potentiel énorme de transmission de maladies infectieuses graves.

Sur la base de chiffres récents et d'expériences tirées du milieu hospitalier, elles ont démontré que l'ampleur du problème est encore sous-estimée. En effet, une grosse partie des accidents n'est pas signalée, le risque de récidive et de sous-estimation de l'exposition restant dès lors réel. L'impact d'un accident de piqûre va plus loin que les effets physiques et infectieux directs : les risques psychologiques pour les travailleurs sont eux aussi très importants avec des sentiments d'anxiété, d'incertitude et de stress qui perdurent.

Carol Destray et Thérèse Verschoore ont souligné que la prévention repose en premier lieu sur une combinaison de méthodes de travail sûres, de procédures correctes et d'utilisation de matériel médical sûr. Il ressort de leur expérience pratique que l'introduction des systèmes de sécurité, tels que des cathéters et aiguilles protégés, peut réduire drastiquement le nombre d'accidents de piqûre, à condition que ce matériel soit correctement utilisé et que le personnel soit (et reste) suffisamment formé. Mais il reste malgré tout des défis structurels : les ruptures de stock, la pression, la charge de travail élevée et une rotation de personnel continuelle rendent plus difficile une application cohérente des mesures de prévention.

Carol Destray et Thérèse Verschoore ont également présenté les différences frappantes dans le déploiement du matériel médical sécurisé entre la Belgique et les Pays-Bas. Des données sectorielles récentes font apparaître qu'au cours des dernières années, les Pays-Bas sont beaucoup plus rapidement passés à des cathéters et des aiguilles sécurisés. Alors qu'en 2023, en Belgique seul un cinquième des aiguilles utilisées était sécurisé, c'était le cas de plus de deux tiers d'entre elles aux Pays-Bas. Les Pays-Bas nous devancent aussi pour ce qui concerne les cathéters périphériques avec plus de 90% de matériel sécurisé contre quelque 70% en Belgique. Ce fossé illustre bien que l'implémentation des systèmes sécurisés en Belgique est plus lente malgré l'effet prouvé sur la réduction des accidents de piqûre. Les oratrices ont souligné que cette comparaison internationale prouve que des investissements, de la formation et un soutien de la politique sont nécessaires pour arriver en Belgique aussi à une application étendue et cohérente de matériel sûr.

Enfin, Carol et Thérèse ont appelé à une sensibilisation continue, à une formation régulière et à une culture où il va de soi de signaler un accident. Ce n'est qu'en combinant des mesures techniques, organisationnelles et humaines que le secteur des soins pourra évoluer pour devenir un environnement de travail dans lequel les accidents de piqûre sont réduits à un minimum et les travailleurs sont protégés en permanence contre les risques biologiques.

Quelques chiffres clés concernant les accidents de piqûre en Belgique, présentés par Gracia Muzigasi du SPF Emploi :

  • pour la période 2003-2009 : 4905 contacts accidentels avec du sang enregistrés dans les hôpitaux belges ;
  • taux d'incidence : 8,4 accidents de piqûre par 100 lits d'hôpital ;
  • 64% des victimes font partie du personnel infirmier.

De nombreux accidents de piqûre n’étant pas rapportés, les chiffres réels sont beaucoup plus élevés.

Gracia a ensuite passé en revue les dispositions pertinentes dans la Loi sur le bien-être et le Code bien-être au travail. Vous trouvez les informations pertinentes dans sa présentation ainsi qu'un aperçu dans le tableau suivant :

Section

Article

Sujet

Contenu

Section 1 - Champ d'application

Art. VII.1-25

Champ d’application

S’applique aux employeurs du secteur des soins de santé. L'article 9, §1er de la Loi bien-être s'applique.

Section 2 - Analyse des risques et prévention

Art. VII.1-26.- § 1er.

Analyses des risques

Analyse des risques obligatoire pour les objets tranchants à usage médical

Art. VII.1-26.- § 2.

Mesures ponctuelles

Mesures en cas de danger reconnu de blessure ou d'infection

NB.

Art. IV.2-5

Mesures générales

Les règles générales pour les équipements de travail s'appliquent également.

Section 3 - Formation des travailleurs

Art. VII.1-27

Formation

Formation sur l'utilisation/l'élimination correcte des objets tranchants à usage médical ; prévention primaire et secondaire

Section 4 - Notification et procédure de suivi

Art. VII.1-28

Signalement

Signalement immédiat de l'incident ou de l'accident

 

Art. VII.1-29

Obligations de l'employeur

Obligations de l'employeur après le signalement

Chapitre VII: Agents biologiques

Art. VII.1-76

Informer CBE

L'employeur doit informer immédiatement la direction du Contrôle Bien-être au travail de tout accident ou incident ayant pu provoquer la dissémination d'un agent biologique susceptible de provoquer chez l'homme une infection ou une maladie grave.

 

Voici quelques mesures de prévention spécifiques citées :

  • supprimer l'usage inutile ;
  • interdire la pratique du recapuchonnage ;
  • installer des conteneurs sûrs ;
  • procédures sûres d'utilisation et d'élimination ;
  • sensibiliser; procédures en cas de blessure.

Enfin, Gracia a évoqué un certain nombre de problèmes concernant le rapportage. Ainsi, le Code dispose que l'employeur informe immédiatement la direction locale de CBE de tout accident ou incident ayant pu entraîner la dissémination d'un agent biologique susceptible de provoquer chez l'homme une infection ou une maladie grave. Dans la pratique, cela se fait trop peu. A ce niveau-là également, une sensibilisation des différents acteurs de terrain est nécessaire. La salle fait remarquer que les moyens ou le personnel pour réaliser ce rapportage font souvent défaut.

Veerle Versteirt (Agentschap Natuur en Bos) : « Tijgermuggen in brouwerijen? » (Des moustiques tigres dans les brasseries ?)

Peut-on répondre rapidement à cette question ? Oui et non. Des moustiques tigres ont déjà été trouvés dans des brasseries. Les recherches montrent que l'on ne retrouve pas spécifiquement ces moustiques dans les brasseries mais plutôt le long des axes de circulation importants en Belgique. Ils voyagent dans les containers et se retrouvent ainsi dans les zonings, etc. On observe un pic net dans le nombre d'observations le long de l'axe Anvers-Bruxelles. Les responsabilités sont à chercher du côté de la globalisation et du commerce mondial de marchandises.

Veerle Versteirt a expliqué dans sa présentation comment nous pouvons nous armer contre l'arrivée du moustique tigre. Les moustiques tigres sont principalement porteurs de virus tropicaux comme la dengue, le chikungunya et Zika.

L'oratrice a cité un certain nombre de mesures que l'on peut prendre en présence d'un moustique tigre :

  • des mesures techniques comme éliminer ou lutter contre les endroits de reproduction, éviter les eaux stagnantes, installer des moustiquaires et placer des ventilateurs ;
  • des mesures personnelles, comme des vêtements ou des dispositifs antimoustiques.

A côté de cela, elle a insisté sur l'importance de la sensibilisation et de l'information.

Kris Van Eyck (représentant des travailleurs, ACV-CSC) et Gunter Kathagen : Défis en matière d'exposition des travailleurs aux agents biologiques

Samuel Jaupart, représentant des employeurs chez Essencia, est excusé pour cette matinée d'étude et c'est donc Kris Van Eyck qui, en tant que représentant des travailleurs à l'ACV-CSC, mène la discussion avec Gunter Kathagen et le public.

La discussion visait à répondre à un certain nombre d'affirmations et de questions.

La législation relative aux agents biologiques est-elle suffisamment bonne ?

Selon Gunter Kathagen, la base de la législation est solide mais c'est en pratique que le bât blesse. De nombreux acteurs du bien-être ne connaissent pas suffisamment bien les règles. C'est pourquoi, elles sont à peine appliquées. De plus, la définition dans le code comporte des lacunes importantes : des risques tels que les punaises de lit, les piqûres d'abeilles/de guêpes/de frelons et des toxines ou allergènes végétaux tombent en dehors de la législation, alors que cela cause de réels problèmes de santé. Ceci conduit à de l'insécurité juridique pour les employeurs et à une protection insuffisante des travailleurs.

Selon Kris Van Eyck, la directive européenne et le code constituent une base solide pour la protection des travailleurs contre l'exposition aux agents chimiques. Mais il précise que nous devons régulièrement évaluer ce cadre. La convention n° 192 et la Recommandation n° 209 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui ont été adoptées en juin 2025, offrent selon lui une bonne occasion de réaliser cette évaluation. Les éléments suivants devraient être (ré)évalués :

  • la définition et le champ d'application (plantes, animaux, ...) ;
  • la protection du revenu pendant les crises ;
  • les indemnisations des maladies professionnelles ;
  • la participation de tous les travailleurs aux processus de décision au sujet de la prévention ;
  • un accès garanti à la médecin du travail ;
  • le droit de refuser un travail dangereux ;
  • le lien avec le bien-être mental ;
  • la préparation de futures pandémies, en tenant compte des effets du changement climatique.

Application de la législation dans la pratique et obstacles à l'élaboration de la politique de prévention

Gunter Kathagen observe que la législation n'est pas suffisamment appliquée en pratique. Même dans les secteurs à risques classiques, on manque de connaissances et d'expérience pour ce qui concerne les analyses de risques agents biologiques.

Les gens s'attendent à ce que la Santé publique endosse la responsabilité pour tout ce qui a trait aux virus, aux bactéries et aux agents biologiques. Mais ce n'est pas souhaitable ni réalisable en pratique. La Santé publique a une approche curative : on intervient quand quelqu'un tombe malade. Le bien-être au travail doit être préventif : éviter l'exposition ou la réduire au maximum. Un médecin traitant ou un médecin en hôpital ne peut pas intervenir dans le milieu de travail. C'est la responsabilité de l'employeur et des acteurs en matière de bien-être. Bien entendu, l'objectif n'est pas que les employeurs résolvent les épidémies ou les pandémies mais bien qu'ils protègent leurs travailleurs contre l'exposition dans la mesure du possible, donc dans la mesure où ils contrôlent les conditions de travail.

Le principal obstacle est l'ignorance : les employeurs et les conseillers en prévention n'ont pas souvent le réflexe d'analyser les risques biologiques. Souvent, les employeurs ne prennent pas des mesures de prévention simples telles que la ventilation, le télétravail ou le respect des distances. En raison d'un présentéisme et d'un manque de collaboration entre acteurs, l'exposition reste inutilement élevée.

Kris Van Eyck insiste sur l'importance d'une analyse des risques complète dans toutes les entreprises jusqu'au niveau du poste de travail individuel. Il convient ce faisant de tenir compte non seulement de l'activité mais aussi des caractéristiques personnelles du travailleur (niveau de formation, connaissance des langues, état de santé, ...) et de son environnement (social) (mode de déplacement, ...).

Une approche planifiée au préalable est nécessaire, si nécessaire avec le soutien d’une expertise externe, comme le service externe de prévention et de protection au travail. Cette approche peut par exemple comprendre les éléments suivants :

  • une sensibilisation poussée, une information et une formation des travailleurs avec la participation de tous les intéressés ;
  • des plans de prévention respectant la hiérarchie des mesures de prévention ;
  • une sensibilisation au problème du présentéisme.

La pandémie de Covid a démontré, dixit Kris van Eyck, que les entreprises n'étaient pas suffisamment préparées et que les mesures étaient insuffisantes, ce qui a eu pour conséquence un grand nombre de travailleurs contaminés. Et les effets sur le bien-être psychosocial ont été sous-estimés. Qui plus est, les effets post pandémie (comme le Covid long) sont encore trop souvent sous-estimés.

Sommes-nous préparés à une nouvelle pandémie ?

Gunter Kathagen et Kris Van Eyck s'accordent à dire que nous ne sommes pas complètement préparés.

D'après Gunter Kathagen, il y a trop peu d'exercices de simulation et pas de répartition structurelle des tâches pour ce qui concerne les zoonoses. De plus, le personnel de soins est soumis à une forte pression mentale. Même si on enregistre des progrès (par exemple, en matière de ventilation, de télétravail et de vaccination), la préparation générale à une nouvelle pandémie reste insuffisante.

Kris Van Eyck indique que dans de nombreuses entreprises, les fondamentaux ne sont pas en ordre. La capacité en termes de prévention est insuffisante, les analyses de risques et les plans de prévention ne sont pas prêts. Selon lui, on attend trop des pouvoirs publics. Il renvoie à ce sujet au guide générique ‘Travailler en toute sécurité pendant une épidémie ou une pandémie’, qui a été rédigé en collaboration avec les partenaires sociaux du Conseil supérieur pour la Prévention et la Protection au travail. Grâce à la pandémie du Covid, nous connaissons les secteurs critiques. Ceci doit permettre d'éviter la propagation rapide des contaminations dans ces secteurs. Kris Van Eyck pense aussi que nous ne sommes pas prêts en matière de suivi sanitaire des travailleurs victimes d'une pandémie.

Il est également ressorti des résultats du Woordclap qui a donné l'opportunité au public de se positionner en live sur quelques affirmations que 80% des participants trouvent que nous ne sommes pas ou en tout cas pas suffisamment préparés à une nouvelle pandémie.