01.09.2026
La plongée professionnelle est une activité à haut risque pour laquelle la compétence, la formation et des procédures de sécurité strictes sont essentielles. Au niveau mondial, il existe de nombreuses organisations et fédérations actives dans le domaine de la plongée tant récréative que professionnelle. Il n’existe pas de réglementation harmonisée, mais un cadre étendu de normes de formation, de guides et de bonnes pratiques.

Cet article aborde les normes de plongée de l’IDSA et de l’EDTC, qui font référence en matière de plongée professionnelle sur le plan international. Il présente également plusieurs autres organisations internationales pertinentes, actives dans le secteur de la plongée ou impliquées dans des activités comportant des risques liés à la plongée. Enfin, nous abordons brièvement les accidents de plongée, les enseignements qui peuvent en être tirés et nous renvoyons à la réglementation belge. La plongée récréative n’est pas l'objet du présent article.

Norme de plongée de l'IDSA

L’‘International Diving Schools Association’ (IDSA) a été fondée en 1982 afin d’élaborer des normes communes en matière de plongée, d’améliorer la sécurité et la qualité dans le secteur de la plongée et de faciliter l’exercice de la profession de plongeur professionnel/scaphandrier à l’échelle internationale. 

L’association s’adresse à tous les plongeurs, qu’ils pratiquent en mer ou dans les eaux intérieures. Des écoles de plongée de 12 pays différents (dont la Belgique) en sont membres à part entière. Tous les 5 ans, les membres sont soumis à un audit, qui porte notamment sur la délivrance de la carte Q de l’IDSA. Il existe également des membres associés, des membres industriels, des membres affiliés et une adhésion réciproque.

Le système de formation de l'IDSA pour les plongeurs repose sur une approche modulaire. Il comprend les modules suivants :

  • Préparatoire
  • Plongeur commercial
  • Plongeur avec alimentation en air depuis la côte
  • Plongeur avec alimentation en air depuis le large
  • Cloche de plongée fermée/mélange gazeux

Il existe 4 niveaux de compétence, pour lesquels une combinaison des modules précédents doit être suivie : 

  • Niveau 1 de l'IDSA (plongeur commercial) : jusqu'à 30 mètres de profondeur ;
  • Niveau 2 de l'IDSA (plongeur avec alimentation en air depuis la surface en eaux côtières) : jusqu’à 30 mètres de profondeur ;
  • Niveau 3 de l'IDSA (plongeur avec alimentation en air depuis la surface en pleine mer) : jusqu’à 50 mètres de profondeur ;
  • Niveau 4 de l'IDSA (plongeur en cloche de plongée fermée/mélange gazeux) : jusqu’à 80 mètres de profondeur.

Le manuel comporte 6 parties et sa dernière version date de 2025 :

  • PARTIE I - Organisation de l’IDSA
  • PARTIE II - Niveaux 1 et 2 de l'IDSA
  • PARTIE III - Niveaux 3 et 4 de l'IDSA
  • PARTIE IV - Formation de l'IDSA pour les accompagnateurs
  • PARTIE V - Manuel de formation de l'IDSA 
  • PARTIE VI - Assistance médicale de l’IDSA lors des plongées

La carte Q de l'IDSA est un certificat internationalement reconnu qui atteste qu'un plongeur a suivi une formation de plongée professionnelle spécifique conformément aux normes de l'IDSA.

Le niveau des qualifications des écoles (membres à part entière et membres associés) est bien résumé dans la « List of Equivalence - Equivalent National Standard & taught by IDSA Members » (PDF, 345 Ko) (en anglais).

Par ailleurs, un magazine est publié tous les six mois et peut être téléchargé via le site d'actualités de l'IDSA.

Le centre de plongée SAB AKVO Belgium est membre à part entière de l’IDSA et le centre IFAPME de Dinant est membre associé de l’IDSA.

Dans le magazine « Divenews » (04/2026), on trouve aux pages 45 à 47 des informations sur le centre IFAPME (en anglais) : The IFAPME Training Centre of Dinant : strengthening Belgium’s training capacity for commercial diving (PDF, 11,16 Mo).

European Diving Technology Committee (EDTC)

Le ‘European Diving Technology Committee’ (EDTC) a été fondé en mars 1973 à l’initiative de la ‘Society for Underwater Technology’ (SUT) britannique. L'association estimait nécessaire de promouvoir des normes de qualité en matière de plongée, d'offrir des possibilités d'amélioration là où cela s'avérait nécessaire et, dans la mesure du possible, de coordonner les différentes normes existant à l'échelle mondiale.

Le point de départ est la directive-cadre 89/391/CEE et la directive relative aux qualifications professionnelles (directive 2005/36/CE), qui s’appliquent à tous les pays d’Europe.

L'adhésion est ouverte aux représentants de tous les pays d'Europe. Chaque pays peut se faire représenter par un seul représentant issu des domaines de la médecine, de l'industrie, des pouvoirs publics ou des syndicats.

Sur le site web du European Diving Technology Committee (EDTC), on peut notamment trouver les documents suivants (en anglais) :

L'EDTC a également participé au groupe de travail DIVEX, qui fait partie du groupe de travail MACHEX au sein du Comité des hauts responsables de l’inspection du travail (CHRIT). En 2025, ce groupe a élaboré un guide, disponible en 22 langues :

Quelques (autres) organisations internationales de plongée

Pour la plongée scientifique, vous pouvez consulter le site web de la Politique scientifique fédérale (BELSPO).

On peut retrouver un bon aperçu de la réglementation en matière de plongée au Royaume-Uni, des qualifications (internationales), des codes de bonnes pratiques et des aspects médicaux sur la page web Diving du Health and Safety Executive (HSE). Le document Diving at Work Regulations 1997: List of Approved Diving Qualifications dated 01 January 2026 (PDF, 465 KB) mérite le coup d’œil. Ce document distingue 9 catégories d’activités de plongée (plongée offshore, en eaux intérieures/côtières, pêche aux coquillages, plongée scientifique/archéologique, pour les médias, récréative, policière, militaire et plongée commerciale d’initiation) et reprend une liste officielle des qualifications de plongée reconnues par le HSE britannique conformément au règlement ‘Diving at Work Regulations 1997’.

Le ‘Diving Medical Advisory Committee’, créé en 1974 pour réglementer certains aspects médicaux et de sécurité liés à la plongée commerciale, fournit des informations concrètes sur son site web, dans la rubrique Guidance.

Le site web du Ministère néerlandais des Affaires sociales et de l’Emploi (SZW) propose également de nombreuses informations dans la rubrique Duiken (en néerlandais). La Stichting Werken onder Overdruk (SWOD) (en néerlandais) représente les trois domaines d’activité que sont le travail sous-marin, le travail en caisson et la médecine hyperbare au sein des trois sous-secteurs que sont la Défense, les pompiers et le secteur civil, dans le domaine des conditions de travail.

Le schéma d'enregistrement néerlandais des plongeurs du 27 novembre 2024 (en néerlandais) distingue 3 catégories : 

  • travaux légers sans outils motorisés (jusqu’à 9, 15 et 30 mètres avec un équipement de plongée ‘Self Contained Underwater Breathing Apparatus’ (SCUBA)) ;
  • travaux lourds, dans le cadre desquels le plongeur effectue principalement des tâches statiques (jusqu'à 30 et jusqu'à 50 mètres avec un équipement de plongée ‘Surface Supplied Equipment’ (SSE)) ;
  • l'exécution de travaux lourds à de grandes profondeurs, avec un équipement de plongée ‘Surface Supplied Equipment’ (SSE), y compris la plongée à partir d’une cloche de plongée fermée.

En France, les sites Internet suivants présentent des sources d'informations intéressantes :

En Italie, il existe la loi n° 9 du 26 janvier 2026 (traduction de la loi en anglais).

D’autres pays s’intéressent également au domaine de la plongée, notamment :

La page Wikipédia suivante fournit un aperçu de la réglementation pertinente en la matière dans une vingtaine de pays : List of legislation regulating underwater diving (en anglais).

Hors sphère récréative, les organisations internationales suivantes méritent d'être mentionnées (en anglais) :

Accidents de plongée

Les accidents de plongée entraînent souvent des conséquences graves et il n'est pas rare qu'ils débouchent sur une issue fatale. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance de plongeurs bien formés et compétents, ainsi que du respect strict des procédures prescrites. Vous trouverez ci-dessous quelques pages web d’organisations de différents pays qui fournissent des informations sur la déclaration des accidents de plongée (parfois à la fois dans un cadre professionnel et à titre récréatif) ou sur les enseignements que l’on peut tirer de tels incidents.

Plusieurs études méritent également d'être mentionnées :

La catastrophe de plongée survenue à Paria en février 2022 a été particulièrement tragique : un groupe de cinq plongeurs/scaphandriers travaillant sur des conduites sous-marines sur l'implantation de la « Paria Fuel Trading Company » à Pointe-à-Pierre, dans le golfe de Paria, à Trinité-et-Tobago, a été aspiré depuis une chambre hyperbare à l’intérieur d’un pipeline. Le rapport d'enquête du 30 novembre 2023 est disponible via ce lien.

Enfin, nous vous invitons à consulter la multitude de documents (reference material) disponibles sur le site web de « The Norwegian » consacrés à la plongée, notamment le rapport intitulé « Survey and analysis of fatal accidents in the commercial diving sector » (PDF, 358 KB).

Réglementation belge

Le titre 4 du livre V « Travailler en milieu hyperbare » du Code du bien-être au travail contient des dispositions relatives à la plongée :

  • l'article V.4-24 énonce les conditions requises pour exercer l'activité de plongeur sur la base de certificats belges ou étrangers;
  • les articles V.4-14 à V.4-17 contiennent des dispositions relatives à la surveillance médicale. Les médecins agréés par l'administration maritime belge du SPF Mobilité sont également agréés en tant que médecins de plongée.

Il existe par ailleurs une réglementation belge applicable aux pompiers, à la protection civile et à la défense. Des dispositions figurent également dans les règlements portuaires.

Cet arrêté royal ne constituait pas la transposition d’une directive européenne spécifique. De ce fait, les prescriptions légales peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre (et parfois faire défaut). En l’absence de réglementation spécifique, on se réfère, d’une part, aux dispositions générales de la directive-cadre 89/391/CEE susmentionnée ou, d’autre part, à des codes de bonnes pratiques tels que ceux énumérés ci-dessus.

Enfin, nous avons publié il y a quelques années un article consacré aux 50 ans de l’équipe de plongeurs de la Protection civile.