L’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, Vivalis, a achevé en 2025 une étude sur les Bruxellois qui travaillent mais qui vivent néanmoins dans la pauvreté ou dans une situation de précarité.

Les chercheurs ont analysé des situations et des statuts où le travail ne permet pas systématiquement ou durablement d'éviter de vivre en situation de précarité ou de pauvreté. Pour cette étude, 117 entretiens ont été réalisés et des données ont été collectées concernant des situations hétérogènes et des statuts d’emploi variés. Ils forment une sorte de patchwork complexe et contrasté de travailleur.ses précaires et pauvres visibles et invisibles.

Les conditions de travail ont des conséquences importantes sur la santé. Ces travailleurs vivant dans des situations précaires ou de pauvreté ont souvent un accès financier limité — voire inexistant — aux soins de santé, pas d’assurance obligatoire maladie‑invalidité ni d’assurance hospitalisation complémentaire. L'usure du corps et l'usure psychologique notamment dues à la pénibilité et à l'intensité du travail se combinent aux impacts sur la santé de l'exposition prolongée aux situations de précarité/pauvreté. Le risque d’incapacité de travail augmente avec l’âge, tandis que les sentiments d’angoisse et d’incertitude deviennent pour eux une composante constante de la vie quotidienne.

Le rapport se clôture avec des définitions du terme « travailleur en situation précaire et/ou pauvre » formulées par les personnes concernées elles‑mêmes, ainsi qu’avec des recommandations politiques.

Vous trouverez plus d’informations sur le site de L’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale Vivalis :