Cette opération visait un certain nombre de risques persistants dans le secteur de la construction, notamment les travaux en hauteur, la conformité des échafaudages, l’exposition à la poussière de quartz, le respect de la formation de base en matière de sécurité et, thème d’actualité, la protection contre la chaleur d’origine climatique.
Près de la moitié des infractions concerne un risque de chute
Au total, 256 infractions ont été constatées. Les résultats de l’inspection montrent que les risques de chute de hauteur constituent toujours le principal défi sur les chantiers belges : 29 % des constatations concernaient un risque de chute depuis l’ouvrage. Par ailleurs, de nombreuses infractions ont également été constatées au niveau des échafaudages, telles que l’absence de garde-corps, l’absence d’éléments de plancher et des problèmes de stabilité (représentant ensemble 20 % des constatations).
Le risque de chute depuis l’ouvrage et le risque de chute depuis l’échafaudage représentent près de la moitié des constatations.
Poussière de quartz, chaleur et rayons UV : des travailleurs encore insuffisamment protégés
La protection des travailleurs contre les risques pour la santé reste également un thème prioritaire. Les inspecteurs ont constaté plusieurs cas d’exposition à la poussière de quartz sans mesures de prévention suffisantes (9,3 % des constatations).
Sur plusieurs chantiers, il est apparu que des mesures insuffisantes avaient été prises pour protéger les travailleurs contre les températures élevées (lors de la vague de chaleur de la semaine des 25 et 26 juin 2026) et contre les rayons UV (8,1 % des constatations).
Des lacunes dans les équipements et la formation
Cette opération a également mis en évidence des lacunes concernant :
- les équipements sociaux sur les chantiers (10 % des constatations),
- l’utilisation des équipements de protection individuelle (6 %)
- le respect de la formation de base en matière de sécurité (6 %).
Ces obligations constituent pourtant des éléments essentiels d’un environnement de travail sûr et sain.
47 arrêts immédiats de travaux
Là où des infractions ont été constatées, l’Inspection du travail est intervenue en émettant des avertissements (50 %), en dressant des procès-verbaux constatant les infractions (7 %) et, à 47 reprises, en ordonnant l’arrêt immédiat des travaux (31,5 %). Dans près de 7 % des cas, aucun manquement n'a été constaté.
La prévention reste essentielle
L'Inspection du travail - Contrôle du bien-être au travail du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale appelle tous les acteurs du secteur de la construction à continuer d’accorder toute l'attention nécessaire aux travaux en hauteur, à la sécurité des échafaudages, à la protection contre la poussière de quartz et, le cas échéant, contre la chaleur. La mise à disposition d’équipements sociaux adaptés reste également un point important. La prévention reste en effet le moyen le plus efficace d’éviter les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Les constatations établies lors des opérations coup de poing menées ces dernières années (2023, 2024 et 2025) dressent un tableau similaire. Le risque de chute de hauteur, sous toutes ses formes, reste le principal problème.
Vous trouverez plus d’informations sur la politique de prévention sur la page « Travail en hauteur ».
Vous trouverez les résultats complets de la campagne d’inspection de l’Inspection du travail sur les chantiers de construction dans le rapport sur le site du SPF Emploi.
