Le fait que les émissions des moteurs d’avion contiennent des substances cancérogènes (notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), du benzène, du formaldéhyde, du cobalt, du cadmium, etc.) est déjà connu.
La nouveauté de la proposition du Conseil de la santé réside dans le fait qu’elle ne se limiterait plus uniquement à l’évaluation des différents constituants pris séparément. Le Conseil recommande de classer également comme cancérogène l’ensemble du mélange d’émissions résultant de la combustion du kérosène. Une approche similaire avait déjà été adoptée pour les émissions des moteurs diesel.
Les dispositions du titre 2 du livre VI du Code du bien-être au travail s’appliquent aux substances et mélanges qui répondent aux critères de classification comme agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) de catégorie 1A ou 1B, ou comme perturbateurs endocriniens. Les mesures de prévention à mettre en œuvre découlent des résultats de l’analyse des risques. Le principe fondamental est que l’exposition doit être évitée ou, lorsque cela n’est pas techniquement possible, réduite au niveau le plus bas possible.
Des exemples de mesures concrètes visant à limiter l’exposition aux émissions des avions et des équipements au sol, ainsi qu’à améliorer la qualité de l’air dans les aéroports, figurent dans le programme de qualité de l’air de l’aéroport de Copenhague (Kastrup).
Plus d’infos
Pour en savoir plus, consultez les sites web suivants :
- Conseil de la santé des Pays-Bas (en néerlandais) : Classificatievoorstel en gezondheidskundige advieswaarde voor kerosinemotoremissie ;
- Copenhagen Airport, ‘Air Quality Programme’ (en anglais) : Air quality.