Les actions de base recensées concernaient notamment l’organisation de formations en ergonomie, le passage à des emplois plus légers pour les travailleurs âgés, l’accueil des nouveaux travailleurs par la délégation syndicale afin de leur expliquer les règles de sécurité, ou encore des investissements dans du matériel adapté. Le syndicat a ensuite analysé l’adoption effective de ces mesures dans les grandes entreprises de la logistique alimentaire telles que Colruyt, Delhaize, Aldi, Bidfood ou Sligro.
En moyenne, les actions de base en faveur de la santé ne sont mises en œuvre de manière adéquate que dans 38 % des cas. Dans la même proportion (38 %), elles ne sont pas mises en œuvre du tout. Enfin, dans 24 % des cas, elles ne le sont que partiellement. Ces chiffres portent uniquement sur les mesures jugées comme pertinentes pour les entreprises en question.
Sans efforts supplémentaires, les problèmes de santé risquent de s’aggraver, surtout si l’âge de la pension est encore relevé ou si le travail de nuit est augmenté. Pour étayer ce constat, la CSC Alimentation et Services s’appuie notamment sur les chiffres de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI). Selon l’INAMI, le nombre de travailleurs âgés (60-64 ans) en invalidité à la suite des précédents allongements de la carrière a augmenté de 48,47 % entre 2017 et 2022.
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Consultez les chiffres sur le site de la CSC Alimentation et Services : 62 % des entreprises de logistique alimentaire négligent la santé au travail.